24 juin 2008
Premier message
J-16.
Tous nos collègues sont partis.
Manque plus que nous; il nous tarde.
A bientôt.
Lise et Nico!
14 juillet 2008
Premier jour
Nous avons embarqués sans encombre le Vendredi matin après une nuit bien brève : lever à 4h du matin. Aucun souci à l’aéroport : bagages en règle, billets également et un peu plus de
50,00 kg
de valises tout de même (je t’avais dit Lise de pas prendre tout ça !!!).
Après deux heures de vol : on se pose à Munich dans le calme et la bonne humeur .Vint alors un repos bien mérité dans le terminal de l’aéroport de Munich qui est soit dit en passant assez imposant. (photo)
Départ pour Québec à 11H50.Un avion de la compagnie Lufthansa : un avion français : A340.
Après 9 heures de vol (c’est long), à
10 000 mètres
d’altitude, à une vitesse moyenne de
800 km/h
et avec une température extérieure de –
40.C
(il faisait pas beaucoup plus chaud dans l’avion) ; nous avalons les
5000 km
qui nous séparent de Montréal.
Contrôle des passeports ; premier contact avec la population autochtone et leur accent si caractéristique.
Premier objectif : récupérer les valises, aucun problème.
Deuxième objectif : récupérer la voiture, petit problème
(lire avec l’accent Québécois)
- « on n’a pas celle que vous aviez réservé il y’en a une un peu plus grosse pour le même prix »
Lise : « Qu’est ce qu’elle a dit » (et oui Lise ne comprend pas bien le Québécois) »
Nico : « Elle a dit qu’elle avait une voiture plus grosse pour nous »
Nous : « ok pas de souci »
Bilan on va récupérer la voiture : une énorme dodge (pour ceux qui connaissent : la marque au bélier, les même qui font
la Viper
), une voiture noire, qui fait très musclée, avec un compteur qui indique 240, boite automatique : une belle grosse voiture américaine en fait (photo).
Nico : « put… comment ça se conduit ça, (le courageux :)bon aller aujourd’hui je suis sympa je te laisse conduire »
Lise : « d’accord ! »
Et nous voila parti dans Montréal pour rallier Québec notre premier camping :200km ,on a mis 4 h. Et oui il y avait des congestions (comprendre embouteillage).Le code de la route n’est pas si différent de part chez nous à part que les feux sont après le carrefour donc si on s’arrête au pied du feu comme chez nous et bien vous êtes en plein milieu du carrefour, et que sur l’autoroute on peut doubler par la droite et la gauche : quand y a des congestions (cf plus haut), qu’un énorme camion américain deux fois plus long et plus gros que chez nous te double par la droite : tu t’accroches au volant et t’évites de penser que la voiture n’est pas à toi.
Les autoroutes sont limitées à cent avec d’immenses forêts de part et d’autres, le principal danger étant la traversée intempestive d’…orignaux ( que ceux qui ont lu originaux lèvent la main !Un orignal, des orignaux :espèce de caribou).Nous n’en avons pas vu :seulement les panneaux les avertissant.
Arrivée au camping : au milieu de la forêt à un quart d’heure de Québec et près d’un lac :
Nico : « merde comment il s’appelle le lac déjà »
Lise : « je te l’ai dit cinquante fois le lac saint augustin »
On mange en vitesse et gros dodo « quoi les faignants !!! »avec un décalage horaire de six heures et sachant que le matin levé 4h en France et couché 22h30 heure locale cela nous fait une journée de 24h30.
Lise : « t’expliques mal »
Nico : « mais non ils comprennent, vous avez compris ? »
Vous : « oui »
Nico : « Alors tu vois ! »
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous.
Deuxieme jour
Aujourd’hui, c’est moi qui raconte.
Après la rude journée d’hier, la logique aurait été de faire une bonne grasse matinée…mais pas du tout, réveil à 6h du matin et pas seulement moi, même Nico !!!!
La gentille dame de l’accueil du camping nous avait prévenu : « avec votre accent qui chante vous devez être français ; avec le décalage horaire vous serez debout à 5h … »
Elle avait bien raison…
Bref, on part faire quelques provisions à la grande surface la plus proche ( IGA) ; produits plutôt différent de chez nous, mais ça fait découvrir de nouvelles choses.
On achète un camping gaz très class, 14 dollars seulement…
Retour au camping, petit-déj, et retour pour une bonne sieste sous la tente (bien méritée, car on était épuisé).
Repas au camping (chaque emplacement a une table en bois avec des bancs et un foyer, idéal pour un barbecue et un petit feu pour se réchauffer le soir)
En début d’après-midi, nous voilà partis pour un petit tour dans Québec : les plaines d’Abraham (espace vert gigantesque, et très calme, avec plein d’arbres, des écureuils, des fleurs, des oiseaux…des lieux moins tranquilles, où des gens jouent au baseball), les remparts, le château Frontenac sur les hauteurs de la ville, dans la citadelle( hôtel du XIXe siècle, superbe, comme le château de Walt Disney dans
la Belle
et
la Bête
), on réserve une visite guidée pour le lendemain.


Balade dans les ruelles de Québec, pas si petites que ça et très animées. Pleins de magasins, de restaurants, de monde…En raison des 400 ans de Québec, il y a des petites manifestations à tous les coins de rue,…
Après presque 4 heures de marche, on retrouve la voiture et retour au camping.
Au programme, steak au barbecue et pâtes… délicieux…et en dessert un melon de miel, et quelques bleuets (myrtilles)…
Nico allume notre petit feu, très petit… tous nos voisins ont des belles flammes bien hautes.
Mais le notre a du mal à faire des flammes, malgré que Nico s’époumone toutes les trois minutes. (on voit les habitués….) Cela dit, un peu de chaleur était bien agréable. Les nuits sont assez fraîches ici…
Finalement, journée fatigante mais parfaite pour un premier jour de vacances…
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous.
17 juillet 2008
Troisième jour.
Tout commença quand vers 3h du matin, gros orage…
A ce moment-là encore on ne savait pas ce qui nous attendait pour la journée… de la pluie, mais en permanence, et pas qu’un peu….
Arrivée à Québec à 9h et en 5min chrono, malgré parapluie et imperméable, on était trempés et ruisselants !!!! Du cou jusqu’au bout des chaussettes (ça faisait SLAFF SLAFF dans les chaussures). La journée commençait bien…
Au programme :
- Musée de la Civilisation
- Petit lunch (casse-croûte en français de France au musée)
- 15h RDV pour notre visite guidée au Château de Frontenac : la visite était avec personnages déguisés et le tout dans l’ambiance du XIXe siècle « découverte d’une partie de l’hôtel à a recherche de Mlle Cécile ». En fait ce château fait partie de ceux construits avec la nouvelle ligne de chemin de fer qui reliait les quatre provinces du Canada (Ontario, New-Brunswick, Nouvelle-Ecosse et Québec) de la Colombie britannique , en 1893, dans un but purement commercial (rentabilisation de la ligne de chemin de fer par ces hôtel-châteaux de luxe).
- Après cette amusante visite, on se lance à la recherche de l’appartement de deux de nos collègues de fac qui sont actuellement en stage à l’hôpital Laval de Québec. Bien qu’on ait l‘adresse exacte, il nous manquait le numéro de l’appartement, dans un immense immeuble, à 7 étage… Heureusement de gentils voisins nous ont renseigné… Dîner donc avec Alex et Gaëlle : délicieux… Puis soirée en ville malgré la pluie continuelle…Beaucoup de manifestions, de musique à cause du 400 eme anniversaire de Québec et du Festival d’été. On prévoit peut-être de revenir un we pendant le stage pour des feux d’artifices aux chutes de Montmorency et pour une pièce de théâtre des Misérables… à voir selon le budget…


-Pour finir dégustation de glaces à l’érable…..mmmh
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous.
PS : A tous râleurs à qui on faisaient faire de la gym gratuitement les photos seront à partir d'aujourd'hui toutes dans le bon sens.
18 juillet 2008
Quatrième jour.
Levé 7h30-8h00 et sans réveil s’il vous plait. Quoique on
peut considérer nos voisins bruyants (une colo) comme réveil matin. Le ciel est
menaçant mais sans pluie. On est donc tout de suite partagé entre attendre que
la tente sèche pour pouvoir la plier ou la plier de suite pour éviter qu’elle
ne se mouille plus qu’elle ne l’est déjà si une averse venait à nous
surprendre.
Après un rapide petit déjeuner nous décidâmes finalement de la plier.
Direction Québec de nouveau pour avoir accès à Internet dans
un café de la ville (qu’Alex nous avait conseillé la veille).
Ce café ce trouve dans une galerie commerciale appelé
la Pyramide
(nom tiré de sa forme : ingénieux ces Québécois !)
Lise prend un café et Nico un cappuccino : les cafés chez eux se rapprochent en volume du demi de chez nous, ils sont énormes (vous connaissez Lise sans café, manque pas de caractère, et bien imaginez là après 50 cl de café…)
Après cela
150 km
nous sépare de la région de Charlevoix et plus précisément la ville de Tadoussac. Pour se faire nous allons longer le Saint-Laurent soit par l’autoroute soit par une petite route parallèle. Notre choix se porta sur la petite touristique et bien nous en a pris. C’est une succession de petites maisons typiques de la région qui s’offrirent à nous : toutes de couleurs et de formes différentes et toutes bordées de magnifiques jardins et pelouses (nous pourrions en prendre de la graine). Seul hic, surtout pour Lise, les fils électriques qui sont tous hors de terre (ils ne savent pas les enterrer chez eux).
Lise : « regarde les fils c’est pas beau »
Lise 5 minutes plus tard : « oh ces fils c’est vraiment pas beau »
Lise 10 minutes plus tard : « Tu trouves pas que c’est moche toi ces fils »
Lise 15 minutes plus tard : « Tiens encore pleins de fils…Toujours aussi laids »
Lise 20 minutes plus tard : « tu as vu elle est jolie la maison » (oui car Lise tout comme moi a adoré les maisons)
Bon pour les fils électriques comprenons la son papa travaille à EDF.
Sortis de cette route touristique (plus de fils ni de jolies maisons) nous bifurquons sur l’autoroute. Au fil des kilomètres, le paysage changea pour devenir plus montagneux. Ce paysage faisant la réputation de Charlevoix. Façonné par le temps et une succession de phénomènes géologiques et plusieurs autres choses à dire (Nico comme d’habitude n’a pas assez lu le routard)…Ah si je me souviens, c’est là aussi que se trouve le plus grand impact de chute de météorite.
Sur la route et sur les conseils du routard : arrêt à Port au Persil
(aparté pour ce qui savent pas le routard c’est pas un type qu’on a trouvé sur la route et qui nous conseille sur nos destinations…C’est simplement un guide touristique : le guide du routard).
Donc, on sort de l’A138 vers un tout petit village avec un charmant petit port, mais sans bateaux… très étonnant… et une jolie cascade.
Citation du routard, la voiture se mettra elle-même en
première dès que s’amorcera la descente. Ils n’avaient pas tort. Vous verrez
sur les photos. On en profite pour se dégourdir les jambes, l’air de rien,
50 km
sur de petites routes à traverser de charmants petits villages limités à 30 à 50 km /h, on n’avance pas…
Finalement on arrive à Baie Sainte-Catherine où la route s’arrête sans aucune bifurcation dans le fleuve. Là, il faut prendre un traversier, gratuit, pour arriver à Tadoussac, notre point de chute pour les deux prochaines nuits. La traversée du Saguenay dure 15 min environ, où l’on peut profiter du grand air (sans pluie à ce moment-là).
Il faut dire que le temps au Québec est très imprévisible, il peut se mettre à pleuvoir d’un moment à l’autre, la météo elle-même n’est pas fiable selon les québécois (elle donne ses prévisions avec un degré de probabilité d’averse de 40 % par exemple)…
Découverte du camping à 3km sur les hauteurs de Tadoussac avec enchantement : c’est trop mignon, des petits chalets, des emplacements de tente dans les sous-bois, avec place pour la voiture et petit escalier pour accéder à la tente table et foyer…
On déchantera un peu après, 140 dollars la nuit dans un chalet, 8 dollars le bois pour le feu, 50 cents la douche….
Tadoussac, c’est l’observatoire des baleines, il ne faut donc pas rater l’excursion aux baleines ! Au choix : Kayak, Bateau de croisière ou Zodiac. On descend donc en ville (petite ville touristique avec une petite épicerie, des resto +++ et des vendeurs d’excursions aux baleines à chaque coin de rue) Eh oui, le business….Et ne parlons pas des tarifs qu’ils proposent (Quels profiteurs !!!)
Premier repas au restaurant depuis l’arrivée : excellente soirée sur les bons conseils du Routard toujours. On a même jasé avec les Québécois de la table d’à côté…Monsieur était du Samu de Montréal et Madame on ne sait pas… Mais ils ont reconnu Nico, petit français, à son accent (alors que j’étais aux toilettes bien sûr) et ils lui ont souhaité bonne fête ! Ils sont bons ces Québécois quand même, connaître notre Fête Nationale du 14 juillet.
Parlons brièvement du repas, c’est amusant :
En entrée, pousse de luzerne pour Nico
En plat, Civet de Cerf Canadien et Bavette de Wapiti québécois, le tout saupoudré de poivre moulu que le serveur nous a gentiment proposé et servi au dessus de l’assiette avec son gros moulin à poivre.
Pour couronner le tout, petite averse avant de partir, pour se rafraîchir et parce qu’on ne s’était pas assez mouillés depuis deux jours.
Finalement, dodo bien au chaud et au sec, dans la petite tente qui tient le coup à toutes les intempéries…( et qu’elle continue, parce que je crois que les vacances s’annoncent humides).
« Ca va mouiller toute la semaine », nous a dit le serveur du resto. Le pauvre serveur qui était très gentil, et que Nico a harcelé de questions tout le repas… bilan il a envoyé sa collègue pour nous servir le dessert.
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous.
25 juillet 2008
Cinquième jour
Mardi 15 juillet
Excursion aux baleines à Tadoussac
Bonjour à tous.
Aujourd’hui, sans le vouloir, levé à 10h30-11h : en ne prenant pas les portables, on n’avait pas pensé qu’on n’aurait pas de réveil…
Enfin, petit-déj sur notre emplacement de camping bien ombragé (« glaglagla… »)
Et RDV à 12h45 à l’accueil du camping pour prendre la navette qui nous amène au port, lieu du départ des Zodiac. Pour aller voir les baleines, on avait le choix Kayak( ce que je voulais faire au départ mais pas de garantie de voir les baleines car ne vont pas suffisamment au large), bateau de croisière( embarquent 200 touristes peut-être et plutôt pour avoir tout confort), ou zodiac (12 personnes pour celui que nous avons pris)..
Arrivés sur les quais, on nous remet notre habit de « Pêcheur professionnel canadien », voila Nico et Lise en rouge et jaune (c’est les couleurs catalanes, c’est pour cela qu’on a choisi cette compagne !!!)
Embarquement à bord du super Zodiac, avec LEWIS, l’homme qui murmurait à l’oreille des baleines… Oui parce qu’on en a vu plein, et même tout près ( des petits rorquals, des rorquals communs, et même des bélugas tous blancs ). On va vous présenter LEWIS, c’est un vrai « pirate » avec des tatouages partout…
Nous sommes allés d’abord au large de Tadoussac (environ 40 minutes de navigation, « à fond », sur le zodiac : il fallait bien s’accrocher…) pour voir les Rorquals.
Le capitaine Lewis nous a expliqué plein de choses intéressantes sur les différentes espèces de « Baleines » , à dents ou à fanons, sur celles que l’on pouvait rencontrer dans les environs…
En fait on a essentiellement filmé les énormes bêtes, parce que sur les photos cela ne donne pas très bien. On vous montrera à notre retour. Bref, en fait, on voit souvent, d’abord l’aileron, le long dos puis la queue. Pour le rorqual commun, on voit un jet d’eau, et on entend un son grave « pppfffff » en même temps que l’eau gicle en l’air ; pour les petits rorquals, qui sont plus nombreux il n’y a pas ce jet, et bien sûr, ils sont vraiment plus petits.
C’était super .
Ensuite nous sommes rentrés vers le Fjord du Saguenay (c’est
sur le retour que nous avons vu les bélugas), puis nous nous sommes arrêtés
devant la chute de «
La Pisse
de Caribou » et on s’est même fait arrosé (Sympa, non ?). En réalité elle a un nom donné par les Amérindiens depuis sa découverte qui se traduit par « Pisse de Caribou ». Cela est dû à la couleur de l’eau qui tombe en cascade de puis le haut de
la Falaise
(comme si un caribou qu’on ne pouvait pas voir urinait du haut de la falaise ).
Petite explication : Un fjord est une vallée glacière
qui aujourd’hui, après la fonte des glaciers, a été envahie par la mer. C’est
ce qui s’est passé ici : d’ailleurs il y a encore de l’eau de mer entre
les -300 et
-150 mètres
de profondeur (on peut y pêcher du poisson d’eau salée), et de -150 à la surface, l’eau est douce (et on y pêchera du poisson d’eau douce). Au total, plus de 50 espèces de poisson différentes dans le fjord. C’est quand même fou, non ?? Bref, après 3 bonnes heures de ballade sur l’eau, Mr LEWIS nous ramène sur le port de Tadoussac.
On était bien secoués par les vagues, mais tous secs ( ça c’est à moi que ça a fait le plus plaisir je crois..).
En tous les cas, c’est vraiment impressionnant et c’est vraiment à voir +++. On en est encore « ébahis », c’est gigantesque vraiment vraiment !!!
Il faudra que je pense à vous mettre une petite carte de notre périple, pour que ce soit plus clair.
Petites courses pour le soir, et retour au camping bien fatigués. (Ce soir pluie, comme d’hab…) Heureusement on avait une petite salle commune où on a pu dîner et même vous écrire un peu.
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous.
Sixième jour
Mercredi 16 juillet
Lever assez tôt car une longue journée nous attend.
Rangement de la tente et de notre petite installation et nous voilà partis de Tadoussac ( un peu frustré quand même car on ne fait jamais tout ce que l’on aurait aimé faire : il y a tellement de choses à voir que l’on pourrait y passer 2 jours de plus).
A nouveau, on reprend le fameux traversier qui nous ramène sur la berge Sud du Fjord du Saguenay.
Et direction le Parc du Saguenay où se trouve une très fameuse ballade en forêt aboutissant à une vierge d’où l’on un superbe point de vue sur le Fjord.
Et c’était vrai, après une heure de marche, on a pu observer ce magnifique paysage... et toujours avec un petit écureuil qui nous tournait autour (aux pieds de la vierge).
Retour à la voiture et trajet d’environ 3h30 vers Mashteuiash également appelé Pointe Bleue, au bord du Lac Saint- Jean.
Camping très sympa avec une plage de sable fin qui borde le Lac. A l’accueil un jeune homme typé indien… Et oui, il s’agit d’une réserve amérindienne (mais les indiens ne vivent pas avec les tipis à mon grand désespoir, mais plutôt comme nous…)
On achète du petit bois et petit feu du soir, très sympathique… Ce soir c’est côte de porc et saucisses bizarres (bacon, cheddar) ça c’est Nico qui veut toujours essayer des nouveaux trucs (A vrai dire ce n’était pas top, mais chut on ne lui dira pas trop sinon, il s’énerve…)
Moi je trouve qu’il regarde un peu cette saucisse
avec « affection ». Il a quand même dit que le goût était
particulier…
Il est déjà tard et les campings sont toujours très calmes après 22h30. Je crois vous l’avoir déjà dit : les québécois soupent à 5h30, 6h le soir (ils sont bizarres quand même…ce doit être parce que l’hiver il fait nuit et froid plus tôt)…
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous.
Septième jour
Jeudi 17 Juillet
Visite du zoo sauvage de Saint-Félicien.
Nous allons vous faire partager aujourd’hui une journée assez fabuleuse que nous avons vécu. Certainement l’un des plus beaux zoos qui peut être permis de voir.
Tout d’abord un souci dans le titre que les esprits attentifs ont pu noter : « zoo sauvage ». N’est il pas étrange d’associer ces deux mots zoo et sauvage ; c’est comme clair obscur ou femme parfaite et oui ça va pas ensemble, oxymore que ça s’appelle. (En revanche son contraire le pléonasme : deux mots se suivant dont le sens est similaire, monter en haut, homme intelligent…).Le cours de grammaire est terminé pour aujourd’hui.
Donc pourquoi zoo sauvage ?
Et oui ici se sont les humains qui sont en cage.
On nous met dans des petits trains aux grilles vertes et durant un parcours de 7km5 nous observons les animaux dans leur milieu naturel.
On observe différents reliefs :
Plaines avec les cerfs de Virginie par exemple, les ours noirs, et les bœufs musqués :
Reliefs plus accidentés et Bisons
Régions lacustres (caribous, orignaux, oies)
Et bien sur le plus dangereux des êtres vivants : l’Homme et ses habitations
Tout cela rythmé par la voix d’une guide qui nous explique la vie de ces animaux. Visite fort instructive et éblouissante.
Après ce petit tour en train, nous allons assister à un « film
multi sensoriel », avec des images filmées aux zoo. Sont présentés des
animaux au fil des saisons : la vue est mise à contribution mais aussi
tous les autres sens dans cette salle : le vent se lève, la neige tombe
réellement la température varie, la pluie et même les odeurs changent. On a
chaud, froid, mouillés ou décoiffés…Sans doute une première approche du cinéma
du futur.
Après un rapide déjeuner sur l’herbe nous allons passer notre après midi à observer les autres animaux non vus dans le trajet en train. Cette partie ci est un zoo comme on les connaît habituellement.
On rencontre :
Macaque japonnais :
Un
D’autres
Et deux autres
Parmi les plus majestueux :
Couguar (ou puma) et lynx :
Le plus impressionnant : le grizzly
Un autre animal impressionnant :
Les plus mignons :
Enfin la coqueluche du zoo :ursus maritimus (l’ours polaire pour les non savants)
Et pleins d’autres que vous verrez à notre retour.
On est ressorti comme des gosses avec les yeux qui pétillaient mais aussi très épuisés : l’émerveillement ça fatigue.
Sans oublier les petites courses (bon steack au poivre de France attention… cuit au barbecue…vraiment délicieux+++).
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous
30 juillet 2008
huitième jour
Vendredi 18 juillet
Village historique de Val Jalbert
Lever matinal et rangement de tout (tente, etc…)
Départ vers le village et arrivée à 11h.
Il s’agit d’un village « fantôme »…
En fait il est inoccupé depuis la fermeture de sa principale activité : la fabrication de pâte à papier.
Le village a été créé au début du siècle, par Mr Jalbert, lors de l’ouverture de sa pulperie. A cette époque, avec les journaux nord-américains et l’essor de la publicité, la demande en papier augmentait.
Le site avait particulièrement été choisi car il possède une
cascade de
72 mètres
de hauteur (essentielle pour fournir l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de toute la machinerie), et grâce aux importantes réserves en matière première : le bois. Bref, après que tout le village ait été construit, avec école-couvent, maisons en bois très mignonnes, magasin général, église, poste…l’entreprise a fait faillite et a fermé en moins de 30 ans. Bilan, le village a été déserté…
On le visite aujourd’hui, les villageois sont habillés comme à l’époque et jouent leur rôle.
C’est très amusant : on a assisté à un rassemblement devant le magasin général ;
on a vu un film sur le fonctionnement de la pulperie ;
on a rencontré Mr le curé au bureau de poste. Il voulait nous faire suivre par un chaperon, et la postière s’est agréablement proposée…(et oui n'étant pas encore mariés le chaperon était indispensable pour nous surveiller.Tu es un peu mal quand on parle de toi devant tout le monde, mais c'était marrant)
Plein de drôles situations, on s’y est presque cru.
Les bonnes sœurs, nous ont fait visité leur couvent, et même leurs appartements personnels.
(bon la poussette est pas censé être là, et avis aux parents qui s'inquiète déjà le bébé qu'il y à l'intérieur n'est pas à Lise.Pour ceux qui savent pas même au canada la durée gestationnelle de l'homme dure 9 mois.Sans trop m'avancer on peut même appliquer cette période à la terre entière)
Il y avait aussi le vagabond, qui n’arrêtait pas d’embêter tout le monde…
Puis 722 marches pour accéder à des chutes, trop facile on les a montées sur les mains...
Au plus haut point de vue, une petite chute de
45 m
environ, puis elle est suivie par la chute de
72 m
de haut (qui servait à fournir l’énergie hydroélectrique à l’usine de pâte à papier).
Juste une précision, cette dernière cascade est 11m plus haute que les chutes du Niagara (51m)…mais quand même pas aussi large.
Voilà, déjà 16h, alors il nous faut encore faire le trajet jusqu’au camping suivant… A ce moment-là on ne se doutait pas que ça allait être aussi long.
Des routes magnifiques toujours, avec beaucoup de lacs partout et des maisons juste au bord avec leur petit ponton personnel, et le canot, n’oublions pas. La fôret partout autour, beaucoup de verdure (normal il pleut tout le temps…on nous a dit que cet été était particulier, en général il faisait très chaud). L’hiver lorsque le lac est gelé, les canadiens font un trou dans la glace au milieu du lac et ainsi ils peuvent pêcher tranquillement (en luttant contre le froid tout de même : on nous a dit qu’il faisait en général entre -15 et -40°c…).
Enfin, tout ça pour dire qu’un fois arrivés à l’entrée du
parc de
la Mauricie
, il était déjà 19h30, et il faisait hyper sombre …. et il pleuvait des cordes pour changer ( je suis un peu mauvaise langue, mais là c’est vrai il pleuvait beaucoup). 22km pour arriver à notre camping Wapizagone, au bord du lac du même nom. Super, il y avait une salle couverte avec des tables en bois où l’on a pu se faire la popotte à l’abri et au sec…
Même, il y avait des prises électriques et on a même regardé un Prison Break (ça se fait pas trop en camping, c’est sûr mais là ça faisait longtemps).
Petit aparté pour mon père « l’adaptateur de prise électrique n’était pas adapté en fait. La première fois que l’on a voulu s’en servir, la prise de l’ordi n’entrait pas dans l’adaptateur car un bout en plastique faisait un peu intrusion au milieu des 2trous… enfin je ne sais pas si c’est compréhensible, mais Nico l’a courageusement cassé, et voilà ça a été réglé. Donc il fonctionne correctement maintenant »
Ah si j’ai autre chose à dire, ça c’est pour Marie- Claude, c’est pour m’excuser : « Pour aller droit au but, on a cassé une fourchette. Si vous voulez des détails et pour la petite histoire : au début c’est Nico qui a brûlé le bout sur le barbecue en retournant les saucisses (il faut bien que je dise tout quand même). Mais on s’en servait encore. Puis ensuite, j’ai fait le pire, en mangeant un bon gros steak de Californie grillé, l’autre soir, il n’y avait pas d’os, mais j’ai cassé la fourchette en 2 : Les piques d’un côté et le manche de l’autre. J’ai dû finir avec la cuillère, ça a été rude quand même. »
Alors voilà, comme ça vous êtes prévenue et vous aurez plus le temps de vous y faire…
Sur ce, il était plus de minuit, alors au lit (sous la pluie, qui s’était un peu calmée quand même).
Jusqu’ici tout va bien.
Bisous à tous
01 août 2008
Anniversaires à souhaiter
Joyeux anniversaire à Gabriel et Jessica.
IL faudra nous dire les cadeaux que vous avez eu...
Pour ceux qui ne les connaissent pas; ci-dessus ma demi sœur et si dessous mon petit frère.(a coté de moi)
On le voit pas trop sous sa casquette et de plus ça fait un mois qu'il s'est fait ce piercing.C'est un tout nouveau piercing "modèle grille de barbecue".
Lise et Nico.







































































